28 juil. 2012

La cérémonie d'ouverture des JO de Londres

Tu voulais pas rester à gober devant ton écran jusqu'à 1h34 du matin pour voir la fin de la cérémonie d'ouverture, alors combatsdecoqs l'a fait pour toi et te dit ce qu'il faut retenir au cas où tu te retrouverais lundi midi à la cantine avec des collègues qui ne parlent que de ça. 

Les moments les plus classes de la cérémonie : 
1 - Les anneaux olympiques représentés en feu après que l'anneau central a été fondu par les mineurs dans le tableau représentant la révolution industrielle. 

2 - La vasque de la flamme olympique formée d'une multitude de petites flammes qui se sont regroupées en s'élevant vers le ciel.

3 - Les veilles images choisies par Dany Boyle dans les montages vidéo (la reine d'Angleterre au Jo de Londres de 1948, Carl Lewis, Kate et William (girly)...). En revanche les créations étaient plus grotesques. 

Les moments les plus cool : 
1 - L'hommage à la littérature enfantine britannique : Peter Pan, Alice au Pays des merveilles, Harry Potter (lecture de JK Rolling), et une armée de Mary Poppins venant du ciel pour chasser les mangemorts. 
2 - Le Show Mister Bean sur la musique des Charriots de feu : vraiment mythique et universel.

3 - L'hommage à la pop anglaise tout en fluo - 15 minutes d'un best of des meilleures chansons depuis les années 1960 : avant le show des Spice Girls pour la cérémonie de clôture. Artic Monkeys au milieu de la cérémonie, et Hey Jude par Paul MacCartney pour terminer, ça avait un peu de gueule aussi. 


Les moments où tu t'es dit "plutôt crever la bouche ouverte que subir ça plus longtemps" : 
1 - David Beckham apportant la flamme olympique en bateau sur la tamise - beurk.

2 - Le défilé des 214 sélections - c'est long, très très long, et en plus il y a des faux pays.

3 - Les commentaires de TF1 : Harry Roselmack, Denis Brognard, et Gilles Bouleau. Pour vous dire à quel point il était mauvais, la plus pertinente et agréable, c'était Amélie Mauresmo, le comble. 


Les moments dont on ne sait que penser : 
1 - L'arrivée de la Reine après un petit film avec Daniel 007 Craig en hélicoptère, puis sautant en parachute au-dessus du stade : jusqu'à la fin tu crois que Elizabeth va ramener son boule en hélico, c'est quand même très classe, et après il y a ce saut en parachute ridicule d'une nana habillée comme elle. C'est soit punk d'utiliser ainsi l'image de la Reine, soit le tout était grotesque, je n'arrive pas à choisir.

2 - L'hommage au National Health Service : alors ok les Anglais ont peut-être inventé la Sécu, et tout y est gratuit donc on rend hommage au NHS, mais bon les conditions désastreuses des hôpitaux britanniques, les délais d'attente - on aurait dit Pékin 2008 qui valorise les valeurs démocratiques.

3 - Mon dieu que c'est consensuel, rien pour titiller les moments difficiles de l'histoire du pays : la révolution industrielle c'était quand même hyper cool pour les ouvriers apparemment, la question de l'Irlande du Nord... rien non plus sur l'actualité, la crise...



Et aussi : la Reine ne sourit jamais, deux discours au milieu qui ne servent à rien, et Bradley Wiggins, le premier vainqueur britannique du tour de France, qui lance la cérémonie en frappant une cloche fabriquée comme celle de big ben mais plus grosse, avec ses rouflaquettes et sa dégaine "good morning england", ce mec est officiellement le sportif le plus classe du monde. 



27 juil. 2012

Paprika - un magazine épicé (ouh elle est bonne celle-là, pas facile en plus)

Réussir un voyage, des vacances, s'évalue selon un seul critère : pouvez-vous dire en rentrant chez vous : "J'ai bouffé du pays". Quand la poule et le coq quittent leur poulailler parisien, ils n'ont qu'une priorité, que la destination soit en France ou à l'Etranger : bouffer du pays. 

Oubliez les musées, les châteaux, les balades, les monuments et autres expositions ; en tout cas n'en faîtes pas votre priorité. N'ayez en voyage qu'une seule obsession : manger des produits locaux, manger des spécialités, dénicher le meilleur bar de la ville, le meilleur troquet pour manger du poisson grillé au Portugal, un tiramisu en Italie, des kefta au Maroc, trouver le meilleur gâteau basque, arpenter les marchés et dévaliser les paysans de la région, à l'étranger passer en revue chaque rayon d'un supermarché pour dénicher une petite pépite qui a l'air un peu dégueulasse, surement trop gras, trop sucré mais que nous n'avons pas en France, par exemple de la viande séchée de renne en Norvège, ou des friands à la saucisse sous-vide au Pays-Bas. 



Et c'est là qu'intervient le magazine Paprika, qui a parfaitement saisi le sens de notre maxime. Il s'agit d'un nouveau magazine de voyage (oubliez Géo, Escapades, Lonely Planet Mag qui ressortent les mêmes dossiers depuis dix ans...)  consacré aux plaisirs culinaires. Le magazine vous dit que manger pendant vos vacances, et plus subtilement encore il peut vous convaincre de faire vos valises juste parce que vous avez déjà succombé aux plaisirs culinaires de votre destination. Le magazine s'appelle donc "Paprika : le goût des voyages". Tout est dit. 

Le magazine sort tous les deux mois (ce n'est donc ni un hebdomadaire, ni un trimestriel, ni un bi-mensuel ou mensuel, mais putain comment on dit quand un magazine sort tous les deux mois ?). Le numéro de cet été est le numéro 3. Il est consacré à Stockholm, une destination qui nous est chère. Vous y découvrirez les kanelbulle, le meilleurs café de la ville, une belle terrasse, le restaurant d'un grand jardin où sont préparés les produits sortis de terre dans un périmètre de 100 mètres autour de la cuisine, le marché couvert où se faire un petit plat pour 8€, par exemple un roulé de boeuf au lard et au choux accompagné d'une purée et de confiture d'airelles.  



Le précédent numéro était consacré à New York, une chance c'est notre destination de vacances : autant dire qu'on va réellement y bouffer du pays entre bagels et burger trucks. Et le premier numéro était consacré à Lisbonne, nos vacances de l'année dernière. Autant dire que ce magazine, on aurait très bien pu en être les rédacteurs et qu'ils nous ont très très bien ciblés. 

Si vous partez pour une de ces destinations, il est possible de commander les anciens numéros. Le numéro de la rentrée sera consacré à Venise. 

C'est réellement présenté comme un magazine de voyage, les adresses sont classées par quartier. Mais ça change des Bons plans guide du routard : on a des photos, on voit les cuisines, on sort donc des restaurants où les touristes d'a coté, d'en face, de derrière auront le même guide que vous, posé sur la table. On vous dit quels produits ramener (ceux que vous irez acheter en supermarché). On vous conseille des films et des livres pour découvrir la ville. 


En plus du dossier principal : une destination et des bonnes adresses en France (avec restaurants, produits à découvrir, vin à déguster), et des petits articles sur la fameuse "cuisine du monde" : sushi, vinaigre de xérès, et à la fin quelques recettes pas mauvaises du tout et très bien photographiées. 

Paprika, un magazine qui donne faim, qui donne envie de voyager, à acheter en kiosque pour 5€. 


26 juil. 2012

Je suis contre le droit d'héritage


Ce sont mes sœurs qui vont être contentes en lisant cet article : l'héritage est une ineptie économique, une remise en cause de l'égalité des citoyens, et une négation du mérite et du travail, des valeurs que la République valorise d'une main, et bafoue de l'autre.

Voici une conviction qui avait besoin d'être exprimée après le débat récent qui est venu faire sauter les députés UMP comme des cabris, sur leur siège de l'Assemblée nationale, parce que seront de nouveau taxées, à partir du 1er septembre, les transmissions (héritages ou donations) à partir de 100 000€, alors que Sarkozy avait en 2007 relevé le plancher d'imposition à 150 000€, un beau cadeau pour les plus riches qui, je l'espère, ont pu se gaver pendant cinq ans. Le changement c'est maintenant. Que le poids des dettes, des déficits, de la crise pèse sur les rentiers, merci !

L'héritage permet à des gens sans mérite, ou avec les mêmes mérites que vous, mais pas plus, de mieux vivre, d'être propriétaires d'un logement à Paris ou d'une belle maison sur la côte uniquement parce qu'ils sont bien nés. 

Les héritiers sont des rentiers qui bénéficient du travail, du mérite de leurs parents alors même qu'ils ont certainement pu bénéficié des bonnes conditions, de moyens, pour réussir leurs études, faire un long parcours universitaire, avoir accès à la culture, faire des voyages. Des avantages que je ne remettrai certainement pas en cause, c'est bien normal que des parents puissent apporter le meilleur à leurs enfants s'ils le peuvent au moment de leur éducation. C'est une belle chance que l'on souhaite à tous, notamment, car au moment de l'éducation, l'école publique, si on lui en donne les moyens, peut assurer l'égalité réelle des enfants ; les bourses scolaires permettent de démocratiser l'enseignement supérieur. La puissance publique en revanche ne pourra pas compenser un héritage de centaines de milliers d'euros.

Enfin si, elle le peut, en les taxant fortement, en empêchant ces transmissions. 

Par ailleurs, dieu soit loué pour l'allongement de la durée de vie, aujourd'hui les bénéficiaires des transmissions sont bien souvent des personnes d'ores et déjà à la retraite, des enfants du baby boom, des propriétaires, qu'on transforme en rentiers, et pas de jeunes actifs, qui cherchent à accéder au logement, qui ont d'important besoins et consomment.

Et pour les personnes qui arrivent à transmettre des héritages considérables, à plusieurs millions, c'est qu'ils ont réussi à accumuler une richesse trop importante, que la répartition des richesses a donc été mal faite, que les taxes sur les revenus ont été insuffisantes. Que celles pesant sur l'héritage ramènent un peu de justice !


L'argent des héritages, s'il a été stocké jusqu'ici, doit désormais retrouver les circuits économiques, permettre les investissements d'avenir. La France épargne trop, 18% de nos revenus. Ne permettons pas, par l'héritage, l'accumulation. Permettons la redistribution et la croissance par l'impôt. Permettons ainsi à chaque génération que le mérite et le travail l'emportent sur la naissance, que les cartes soient redistribuées, que l'ascenseur sociale soit en mouvement permanent, des mélanges, des recompositions, c'est-à-dire de l'avenir. L'héritage et la rente sont des positions figées, une société sclérosée qui attend tranquillement la mort. Je suis contre le droit d'héritage.

A suivre : Je suis contre le droit de propriété